EMMA DEBROISE

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« Pour donner quelques nouvelles…

Ma pièce « L’irrésistible ascension de l’insolente Marion » sera en résidence de création à La Pyramide des métiers d’arts (théâtre de Saint-Amand Montrond) à l’automne 2025.

Il s’agit d’une comédie héroïque écrite en alexandrins à partir de l’histoire de Marion du Faouët, une brigande bretonne du 18e siècle. Une sortie de résidence tout public est prévue le 17 octobre 2025 à 20h et nous sommes encore en recherche d’autres coproducteurs pour nous accompagner dans l’aventure.

La journée d’entraides Créature a été pour moi un moment d’échanges précieux et constructifs qui m’a beaucoup aidée pour retravailler mon texte. Si l’occasion se présente, je le referai avec plaisir et intérêt.

Encore merci ❤️ »

L’autrice :

C’est au cours d’une conversation avec l’auteur et metteur en scène Jean-Yves Brignon en 2018, que je découvre l’existence de Marion du Faouët. Nous nous retrouvons sur l’envie de monter un spectacle dans la veine des comédies héroïques, avec leurs personnages hauts en couleur, leurs répliques pleines de panache et leurs aventures trépidantes. Il me parle alors de son envie de monter un spectacle inspiré de la vie de cette brigande légendaire révoltée contre la misère et la condition féminine au début du 18ème siècle. Quatre ans passent, la situation sociale se détériore et l’urgence de monter un spectacle sur le thème des injustices se fait sentir. Nous organisons alors une séance de travail à l’issue de laquelle nous convenons que je prenne en charge l’écriture et lui la mise en scène. Ayant collaboré entre temps avec lui sur une version très fougueuse d’Andromaque de J. Racine, je suis inspirée par une première scène en alexandrins. Le processus créatif est enclenché et je plonge avec passion dans les aventures de cette femme hors norme.

En étudiant les récits qui ont été faits sur sa vie, je suis d’abord frappée par son instrumentalisation au cours de l’Histoire. Tantôt diabolisée, notamment au 19ème siècle pour servir d’épouvantail aux femmes qui osaient s’éloigner de la norme, elle sert ensuite d’étendard aux mouvements féministes dans les années 70, notamment dans la pièce Marion du Faouët, la catin aux cheveux rouges de Colette Hélard-Cosnier. Lire la suite.

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